Le fleurissement ornemental des jardins
Vous l’avez surement constaté dans vos jardins et dans les squares : les fleurs sont partout ! C’est effectivement la pleine saison du fleurissement dans les espaces végétalisés publics comme privés et les massifs regorgent de gauras, d’impatientes, de sauges, de géraniums …
Ces floraisons sont pour la plupart des plantes dites annuelles, c’est-à-dire qu’elles ne repousseront pas spontanément l’année prochaine. Toutes ces plantes et fleurs horticoles doivent donc être replantées chaque année par les équipes d’entretien et leurs fleurs sont le plus souvent stériles. Ainsi, malgré leur esthétique impressionnante et attractive, ces fleurs ne nourrissent pas les insectes pollinisateurs.
En gestion différenciée, le fleurissement horticole est privilégié à des emplacements stratégiques : dans les espaces les plus emblématiques du jardin, là où les massifs peuvent être vus du plus grand nombre comme aux entrées des résidences et des parcs.
Des fleurs sauvages pour un jardin fonctionnel
En complément voire remplacement du fleurissement horticole, de plus en plus de propriétaires choisissent de planter des fleurs locales. Ces plantes ont l’avantage d’être plus économes en eau, plus résistantes aux conditions climatiques, et proposent pollen et nectar aux pollinisateurs sauvages.
Grâce à la pollinisation, ces fleurs locales peuvent se transformer en fruit (aussi appelé baie, graine ou akène en botanique). Ils constituent à leur tour une importante ressource alimentaire pour la faune sauvage, comme les oiseaux, alors en pleine période de reproduction.
La présence des fleurs sauvages dans la reprise du cycle naturel d’un jardin au printemps est donc primordiale et constitue le premier maillon de toute la chaine alimentaire. La diversité animale et végétale du jardin permet alors des bénéfices sur toute l’année et contribue à l’expression de la biodiversité locale.
Les papillons, groupe adoré et pourtant fragiles
Parmi les pollinisateurs sauvages, les papillons de jour sont peut-être les plus appréciés. Il en existe environ 250 espèces différentes en France hexagonale mais chaque espèce a ses propres conditions de vie.
En effet, bien qu’ils soient exclusivement nectarifères, tous ne choisissent pas les mêmes fleurs à butiner. Ils sont également très sélectifs au moment de la ponte et déposent leurs œufs sur une seule espèce végétale, alors appelée plante-hôte. Ainsi, le Vulcain, papillon facilement observable dans vos jardins, pond ses œufs exclusivement sur les orties, dont les chenilles se nourrissent allègrement ensuite.
Les papillons sont très sensibles aux polluants (pesticides, insecticides) et souffrent de la raréfaction de leur habitat et ressource alimentaire (prairies hautes et sèches pour les adultes et plantes-hôtes pour les chenilles). Leur présence et abondance dans un jardin est un bon indicateur de qualité écologique du jardin.
Fête de la Nature : les 20 ans !
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L’incontournable festival du végétal, du jardin urbain et de la nature en ville se tiendra fin mai au cœur de l’exceptionnel parc de la Villa Windsor pour une année sur le thème du jardin sans limites
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Pendant plus de deux semaines, le festival invitera le grand public à se mettre « à l’écoute des vivants » à travers des centaines d’événements gratuits, pour petits et grands. Et pour la première fois en 2026, les Nuits des Forêts impulsent trois résidences de création artistique en milieu forestier