Les adaptations végétales aux contraintes hivernales

Lorsque l’hiver arrive, les conditions deviennent difficiles pour les végétaux : moins de lumière pour faire la photosynthèse et donc produire de l’énergie, risque de gelures pour les vaisseaux des feuilles, moins d’activité biologique dans le sol …

Certaines adaptent alors une méthode drastique : la disparition de leur partie aérienne, visible pour l’Homme, pour se concentrer sur le réseau racinaire enfoui. Les expertes de cette technique sont les plantes qui stockent leurs réserves sous la surface, sous forme de bulbes, cormes, rhizomes et autres griffes (les jacinthes, les lys et les anémones par exemple) ; on les appelle « plantes géophytes ».

Ces réserves sagement accumulées permettent notamment aux vivaces précoces de fleurir dès l’arrivée du printemps, avant même l’apparition des premières feuilles. Dans une autre mesure le même phénomène s’observe sur les arbres fruitiers.

« Oignons à trois pelures, signe de froidure » - Proverbe ancien

La maintenance des jardins pendant l’hiver

Pour s’adapter au rythme de vie ralenti des végétaux à cette période, les jardiniers favorisent des interventions régénérantes pour les plantes. Ainsi, c’est la période propice pour réaliser la taille des arbres et des arbustes car la sève irrigue moins leurs extrémités à cette saison. Les interventions sont alors moins pénalisantes.

Les précipitations abondantes de l’hiver permettent également de recharger la réserve en eau du sol et sous-sol (nappes phréatiques et les horizons supérieurs). Cette recharge est indispensable car les végétaux vont avoir besoin d’importantes quantités d’eau au printemps lors de leur reprise de croissance. Pour renforcer ce bénéfice, le jardinier peut apporter matière organique, compost et paillage au sol durant les semaines froides. Cette couche protectrice apporte chaleur, et décomposition nutritive ainsi qu’une protection contre le lessivage et l’érosion due aux pluies.

C’est également à cette période que l’on peut pratiquer la division des mottes de vivaces, afin de préparer les replantations du printemps et repenser l’aménagement du jardin.

Au jardin, c’est en hiver que se prépare le printemps.

Hibernation ou hivernation ?

Les animaux aussi ont plusieurs stratégies pour passer la mauvaise saison : accumulation de réserves, production d’un épais poil protecteur ou encore sommeil temporaire. Durant cette phase de dormance, leur métabolisme se ralentit afin d’économiser de l’énergie. On parle alors d’hibernation lorsqu’il s’agit d’une léthargie profonde avec une forte baisse de la température corporelle (comme les marmottes ou les chauve-souris), et d’hivernation lorsque les réductions physiologiques sont moins importantes (c’est le cas les crapauds par exemple).

Si vous trouvez dans votre jardin un animal en pause hivernale, faites attention à ne surtout pas le déranger ! Sortir d’hivernation est très couteux en énergie et peut être fatal aux animaux sauvages. Les litières de feuilles, tas de branchages et de pierres doivent donc rester en place durant l’hiver pour les abriter du froid saisonnier.

L’hivernation permet à de nombreux animaux de moins souffrir du froid passager.

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