Parce que la période nous oblige à nous tenir à distance de sécurité les uns des autres et nous prive d’un plein accès à la nature en ville, nous vous proposons de rester unis, en contact et de partager avec vous notre passion.

En attendant de bientôt nous retrouver «pour de vrai» avec les plantes, les jardins, les fleurs et les fruits

Eloignés, mais reliés.

Les Jardins de Gally - Les Vergers de Gally - Le BE de Gally - Mairesse - Paysages de Provence et Manière & Descamps

lundi 18 mai

Plutôt que de créer des barrières, tissons des liens ! 

Le déconfinement progressif marque notre retour dans les espaces de travail et certains sites commerciaux. ​

Bientôt, l’accès à la plupart des espaces de vie, notamment les hôtels et les restaurants, sera à nouveau possible. Ce retour à la vie collective va nous faire du bien : revoir nos collègues (même le râleur vous manque, avouez-le ;) ), croiser des personnes extérieures au cercle restreint du confinement, nous l’attendons tous.​

Pour plusieurs mois encore, nos échanges ne seront plus comme avant. Il nous faudra respecter la distanciation sociale. 

Une forte attente de nature

Durant deux mois, certains ont été privés d’un accès à la nature. Aujourd’hui encore et jusqu’au 2 juin, l’accès aux parcs et jardins du Nord Est de la France est interdit.​

Ce n’est donc pas un hasard si l’accès à un espace extérieur (jardins, terrasses, balcons…) est le premier critère d’appréciation d’un logement après le confinement, *plébiscité par 81 % des Français (Sondage IFOP x BNP Paribas, avril 2020). Ce penchant naturel, instinctif, qui nous pousse à rechercher un contact authentique ou dérivé avec le vivant porte un nom : c’est la biophilie.

*« Etude Ifop pour BNP Paribas Real Estate réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 avril 2020 auprès d’un échantillon de 1 501 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine ».

Transformons la contrainte en opportunité ! 

79% des sondés sont inquiets à l’idée de retourner au bureau (enquête Deskeo). Et 31% affirment qu’ils ne mettront pas de maques au bureau. ​

Et si on invitait le végétal pour maintenir la distanciation sociale et donner confiance ? ​

Et si nous faisions de cette contrainte un ensemble d’opportunités ? Celle d’un contact renouvelé à la nature. Celle d’espaces design et chaleureux, sans tout changer ?​

En mettant en place des dispositifs de distanciation végétalisés, nous nous tenons éloignés, mais reliés.

Mardi 28 avril

#GallyChallengePotager : « Ne crois pas de l'hiver avoir atteint la fin, que la lune d'avril n'ait accompli son plein. »

Poursuivons aujourd’hui notre partage autour du potager, avec quelques conseils pour bien réussir ses cultures, en veillant, en ce mois d’avril, à ne pas trop se découvrir !

Période de véritable explosion pour la nature, les mois de mars et avril sont propices à la pratique du potager. Les rayons de soleil et les températures particulièrement clémentes des derniers jours dans nombre de régions incitent à jardiner tous azimuts. Cependant, la météo en transition durant ces mois peut s’avérer très incertaine et surprenante. Les belles journées n’en demeurent pas moins une belle occasion pour passer à la pratique, en préparant le support avec attention (incorporation d’amendements organiques, aération de la terre) tout en commençant les tous premiers semis et plantations.

Chaque espèce végétale a des besoins et des exigences de température spécifiques, dont il faut tenir compte pour assurer son bon développement. Néanmoins, il y a quelques règles d’or universelles. Lors des semis, toutes les graines préfèrent un substrat fin, léger, drainant tassé en surface après le semis (pour augmenter le contact terre-graine), une lumière la plus directe possible pour limiter l’étiolement (ce phénomène qui provoque l’étirement de la tige par manque de lumière conduisant au dépérissement du plant), une humidité du substrat suffisante sans excès, un recouvrement et espacement de la graine de 2 à 3 fois son diamètre maximal. Les plantes sortent de terre généralement entre 5 et 14 jours après le semis. Patience !

Selon le contenant, la période, les plants issus des semis à la maison peuvent demander un entretien important et délicat (arrosage en pluie fine ou brumisation, dédoublements et repiquages), mais le travail en vaut la peine. Ces différents semis faits en hors-sol à cette époque sont généralement à dédoubler et à repiquer en pot individuel au stade 4 feuilles avant d’être définitivement installés à l’extérieur début mai. Les plants peuvent être sortis à l’extérieur pendant quelques heures lors des après-midis douces de ces mois.

Et si, vous aussi, vous partagiez avec nous, avec vous tous, vos expériences de potager ? Pour cela, n’hésitez pas à nous envoyer vos créations à aujardin@gally.com et directement sur les réseaux sociaux, avec le mot-clé #GallyChallengePotager, sur LinkedIn et Instagram.

Jardiner, malgré la distance, nous rassemble, en partageant nos expériences.

Car nous sommes éloignés, mais reliés.

Prenez soin de vous.


Conseils du jour : aujourd’hui, focus sur les plantations rustiques, à disposer en pleine terre, éventuellement avec un voile de forçage dans les régions les plus froides. Oignons, échalotes, ails, salades, épinards, pommes de terre, fraisiers, dahlias, Glaïeuls.

Coloriages : retrouvez dès à présent les espèces mentionnées dans la page dédiée.

Bonus : la vidéo d’Hugo, jeune élève agronome stagiaire au sein du Bureau d’Etudes de Gally, qui partage sur Youtube sa passion pour le jardin. Il nous présente ici la plantation des dahlias et glaïeuls, au jardin ou sur le balcon

La réalisation Gally : découvrez les images du potager de Fleury Michon, à Pouzauges, projet coconçu par Le Bureau d’Etudes de Gally avec les salariés, aménagé et animé par nos jardiniers ! Un parcours de sensibilisation à la biodiversité, alliée du jardinier. Un jardin dessiné en écho au paysage environnant, le bocage vendéen.

Dicton : « Ne crois pas de l'hiver avoir atteint la fin, que la lune d'avril n'ait accompli son plein. »

Mercredi 22 avril

Capucines, courges et cardons, trois espèces tolérantes à semer – et colorier - dès maintenant

Journée de la terre : lancement du #GallyChallengePotager

Aujourd’hui, c’est la cinquantième journée de la Terre. L’occasion de partager ensemble des actions concrètes pour une meilleure harmonie avec la biodiversité. Quel plus bel exemple que le jardin pour l’illustrer ? Nous vous invitons à participer au Gally Challenge Potager !

Au printemps, la nature s’éveille et avec elle les envies de mettre les mains dans la terre. Plus encore dans cette période particulière où, contraints à l’immobilité, certains ont la tête dans les nuages. 43% des Français jardinent davantage (jardin, terrasse, balcon) depuis le début du confinement*.

Le potager tient une place toute particulière. Sa dimension comestible le place au cœur des aspirations alimentaires, en aidant chacun à mieux appréhender les cycles de production. C’est aussi un véritable écosystème, le développement des végétaux étant dépendant de nombreuses interactions (pluviométrie, ensoleillement, faune et flore, etc.). C’est enfin un moyen pour chacun de vivre de véritables expériences de nature, où le soin devient concret, le potager requérant une attention quotidienne. A la fin d’un long processus, parfois semé d’embuches, avec une nécessaire humilité face aux aléas, chacun récolte, littéralement et symboliquement, le fruit de son travail.

« Je jardine, tu jardines, nous jardinons ». Le potager se conjugue aussi en famille, en cette période où les parents doivent aussi s’improviser pédagogues.

Nous, paysagistes, aidons les organisations (entreprises, bailleurs, promoteurs, collectivités) à concevoir, avec les usagers, les jardins vivants et comestibles les plus appropriés. Jardiniers, nous aménageons les jardins comestibles et vivants, en pleine terre ou dans différentes configurations hors sol, nous partageons nos bonnes pratiques et enseignons les gestes du potager aux collaborateurs d’une entreprise (comme ici le Potager d’Ipsos France), aux personnels d’un établissement de santé, aux habitants d’un ensemble de logements. Plus, nous animons des communautés, des clubs ou groupes potagers, constitués au-delà des frontières traditionnelles entre services et hiérarchie. Les ateliers potagers sont des formidables moments de liens, dont la période actuelle nous prive.

Aujourd’hui, en cette saison si propice à la culture, nous souhaitons partager avec vous quelques clés pour pratiquer, chacun de votre côté, avant de bientôt nous retrouver. Cela devient d’autant plus aisé que la vente de plantes et graines, considérés comme produits de première nécessité, est de nouveau autorisée.

Nous publierons régulièrement des images et quelques conseils pour le potager avec, pour commencer, une liste d’espèces que vous pouvez semer ou planter. Et, en bonus, pour bien les assimiler, leur version à colorier, dans notre page dédiée !

Isolée, la pratique du potager perd sa dimension collaborative. Et si, vous aussi, vous partagiez avec nous, avec vous tous, vos expériences de potager ? Pour cela, n’hésitez pas à nous envoyer vos créations à aujardin@gally.com et directement sur les réseaux sociaux, avec le mot-clé #GallyChallengePotager, sur LinkedIn et Instagram.

Jardiner, malgré la distance, nous rassemble, en partageant nos expériences. Car nous sommes éloignés, mais reliés.

Prenez soin de vous.

*Enquête Harris Interactive pour ManoMano, sur « Les français, le bricolage et le DIY pendant le confinement »)

Conseils du jour : commencez par les semis de plantes les plus tolérantes (12 – 17°C) Courges, courgettes, concombres, melons, blettes, cardons, artichauts, choux (fleur, boule), betteraves, oignons blancs. Côté fleurs : Reine-marguerite, œillets d’indes, capucines.

Bonus : un long article paru dans l’Echo, média belge, bel hommage au potager.

Jeudi 9 avril

Tulipes et Chocolat

Découvrons aujourd’hui un duo inédit, composé d’une fleur aux multiples couleurs et l’une des plus grandes douceurs : les tulipes et le chocolat. Parcourons en quelques mots les propriétés de chacun et partageons une action de solidarité envers les soignants, qui sont mobilisés pour notre santé.

 

Tulipes : les couleurs

Chaque année, elles inaugurent la saison des récoltes, dans les champs la cueillette de Gally : depuis quelques jours, les tulipes sont de retour. Les fleurs de plus de 150 000 bulbes arrivent à maturité. Si elles ne peuvent, contrairement à l’habitude, être cueillies par les bons soins des franciliens, d’autres en bénéficieront, comme nous vous l’expliquons plus loin.

De la famille des Liliacées, dont la jacinthe, que nous vous avons ici présentée, est parente, la tulipe est « une plante vivace, bulbeuse, à feuillage glauque entourant une tige [de 20 à 70 cm suivant les variétés] » (Guide Clause). « Les tulipes sont indispensables dans tous les jardins au printemps ; elles en constituent la parure la plus éclatante. Cultivées en mélange de toutes couleurs, elles constituent des massifs, des corbeilles, des lignes de toute beauté ; plantées par variétés séparées, elles permettent des arrangements dont l’éclat est augmenté par la régularité des plantations », ajoute le Traité des travaux du jardinage.

La tulipe est aussi une fleur magique pour les fleuristes. En effet, une fois disposée en vase, elle continue de pousser ! Du bouton bien fermé à la fleur grande ouverte, quelques pétales tombant sur la table ou le desk, la tige progressivement courbée, c’est un spectacle vivant que donnent à voir compositions et bouquets. Vivement la reprise de l’atelier floral Manière et Descamps, qui a dû suspendre son activité temporairement !

Vous n’avez pas la chance d’avoir un pot de tulipes à la maison ou dans les massifs de votre rue ? Découvrez le plus grand parc de bulbes et de tulipes au monde, fermé au public mais exceptionnellement accessible en visite virtuelle : Keukenhof, aux Pays-Bas.

 

Chocolat : un voyage de douceur

Le chocolat, qui s’offre traditionnellement à Pâques, est un classique de douceur. Des vertus apaisantes lui sont attribuées, grâce au magnésium et à la présence de molécules proches d’endorphines. Et ce n’est pas tout !

Car le chocolat est également le fruit d’une grande aventure botanique ! Le chocolat est « un aliment plus ou moins sucré produit à partir de la fève de cacao » (Wikipedia). Ce dernier est consommé depuis plus de 5000 ans ! L’histoire du cacaoyer, la plante dont le cacao est le fruit, est une véritable épopée, comme l’explique par le menu Tela-Botanica, site de référence en matière de botanique. Cette saga débute en Amérique centrale, au Sud-Est de l’Equateur, où la boisson qui en est tirée est considérée comme divine. Cela vaut à Linné, grand botaniste, auteur de la principale classification des végétaux, de le nommer Theobroma cacao, littéralement « cacao nourriture des dieux ». Le cacao arrive en Europe à la faveur des conquêtes du XVIème siècle. D’un point de vue botanique, le cacaoyer appartient à la grande famille des Malvacées, qui regroupe une grande diversité de genres : des arbres, notamment les tilleuls et les baobabs, des fleurs, avec les mauves et les roses trémières et même des plantes produisant des matières, comme le coton ! Nécessitant des conditions de culture très particulières, avec notamment une température constante de 25°C et une humidité entre 70 et 85%, le cacao est produit essentiellement dans les régions subtropicales, en Afrique et en Amérique centrale. Alors, prêts pour un voyage immobile, chocolat en bouche ?

 

Tulipes et chocolats : une alliance solidaire

La traditionnelle Fête des œufs du dimanche de Pâques n’aura pas lieu ce dimanche dans les prés de la Ferme de Gally. Les enfants n’arpenteront pas les champs à la recherche des quelques 30 000 œufs fournis par le chocolatier Révillon. Dans un bel élan de générosité, Les Fermes de Gally et le chocolatier Roannais se sont associés pour livrer aux soignants ces chocolats, accompagnés de bouquets de tulipes, issus des champs de la cueillette, dans des hôpitaux de Paris, Lyon et Marseille, grâce aux moyens logistiques des Vergers de Gally.

Couleurs et douceurs pour dire un grand MERCI aux soignants, mobilisés jour et nuit face à la pandémie.

Bonus : citation chocolatée Comme dans les célèbres papillotes Révillon, c’est une conclusion en forme de citation que nous vous proposons : « Maman disait toujours, "la vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber." », lançait Forrest Gump. Une maxime plus que jamais d’actualité. Profitons des couleurs des fleurs printanières et de la douceur du chocolat, d’un carré ou d’une tablette tout entière. Eloignés, mais reliés. Prenez soin de vous.

Vendredi 3 avril

Avant le week-end, faisons ensemble le plein de couleurs, avec ce billet de - joyeuse ! - humeur !

Les couleurs de la bonne humeur !

Pas toujours facile de « prendre des couleurs », confinés à l’intérieur. Moins évident que d’ordinaire de faire des rencontres, de croiser des personnages « hauts en couleur ». Encore moins aisé de toujours « voir la vie en rose ». Vraiment ?

Nous l’affirmons ici : colorons notre quotidien !

Et si couleurs rimaient avec (bonne) humeur ?

Les couleurs sont aussi, comme nos réactions face à la présente situation, une question de perception. Michel Pastoureau, historien, médiéviste célèbre et spécialiste des couleurs, explique ainsi : « Nos ancêtres avaient d'autres conceptions et d'autres visions de couleurs que les nôtres. Ce n'est pas notre appareil sensoriel qui a changé, mais notre perception de la réalité, qui met en jeu nos connaissances, notre vocabulaire, notre imagination, et même nos sentiments, toutes choses qui ont évolué au fil du temps » et précise « ce n’est pas par hasard si nous voyons rouge, rions jaune, devenons blanc comme un linge, verts de peur ou bleus de colère… » (Le petit livre des couleurs, Michel Pastoureau et Dominique Simmonet, Editions du Seuil, 2014)

Et si nous prenions les devants ?

Imaginons un nuancier chatoyant, vif, éclatant. Invitons les couleurs dans notre quotidien : colorions !

« Retrouver son âme d’enfant pour mieux vivre le présent, c’est possible grâce au coloriage, un loisir qui fait des émules de plus en plus nombreux », indique l’INA dans un article documenté et joliment intitulé « Colorier pour mettre de la couleur dans sa vie ». Deux bonnes raisons de ressortir feutres et crayons : si le coloriage a des vertus apaisantes pour les grands, il réjouit aussi les petits et offre donc, spécialement en ce moment, un répit à… Leurs parents !

La nature est bigarrée, surtout au printemps, comme nous prenons ici plaisir à le partager avec vous régulièrement. Nous vous proposons donc une première série de coloriages du « petit monde de Gally », sous les traits de l’illustrateur et aquarelliste Fabrice Moireau. Plusieurs métiers sont représentés et parfois mêlés : les agriculteurs de la cueillette, les animateurs des fermes ouvertes, les marchands, les décorateurs de l’événementiel, les jardiniers urbains, les paysagistes d’intérieur, etc. D’une grande fresque, nous avons extrait des pages au format A4, pour vous permettre de les imprimer, de les partager et de vous exercer. Vous pensiez ne pas « avoir la main verte » ? Rien n’est moins certain, si vous n’avez pas de buvard !

Bonus : des tubes pour colorier en musique !

Sur un air entrainant, de l’un des titres les plus diffusés sur la bande FM à sa sortie, le groupe Les Innocents nous rappelle que « Comme le temps est un ami, il colore, il colore, il colore mon pays ». Il est possible de voir la « Life in technicolor », sur la mélodie de Coldplay. Soyons certains, comme le chante si bien Cindy Lauper, que « les vraies couleurs sont belles, comme un arc-en-ciel » ! Enfin, notice utile pour les enfants : bien sûr, on chante mais on n’écrit pas sur les murs, contrairement à ce que chantait Demis Roussos, repris par Kids united… (Et toujours notre playlist spéciale disponible sur Deezer et sur Spotify)

A vous de jouer !

Pensons couleurs, mettons de la couleur ! Notre quotidien pourra ainsi ressembler à un arc-en-ciel de bonne humeur ?.

Et si vous nous envoyiez le résultat de vos séances ? Pour cela, écrivez-nous avec une photo par courriel à aujardin@gally.com. Nous aimons échanger avec vous et pourrons publier vos créations !

Par la pensée et maintenant par les traits :

Nous sommes éloignés, mais reliés.

Prenez soin de vous.

Jeudi 26 mars

Hyacinthe et Rose

Un duo en forme de passage de témoin, entre l’hiver et le printemps. Un duo des contraires qui se complètent malgré les différences, fort symbole en ces circonstances.

Un billet sans doute un peu fleur bleue.

Hyacinthus orientalis, la Jacynthe, tire sa révérence, après nous avoir gratifié, une saison durant, de son parfum enivrant. « Les jacinthes doivent, à la précocité de leur floraison autant qu’à leur beauté, d’avoir été très cultivées et améliorées par les spécialistes », indique le Guide Clause, traité des travaux du jardinage. Blanches, roses ou bleues, les inflorescences se présentent sous la forme d’une grappe de fleurs. Cultivés en pleine terre dans un massif, offerts en pots en provenance de son fleuriste, ces bulbes peuvent aussi être disposés « sur carafe ». Une grande fleur, comme un grand cru.

De cette fleur est inspiré le doux prénom de Hyacinthe. Pas toujours amical, si l’on en croit les paroles de Thomas Fersen, qui dépeint un criminel du métropolitain. « Hyacinthe, ta, tadam tadam tadam Hyacinthe, tadam tadam tadam, Hyaaacinthe » : au moins, le refrain est aussi entêtant que le parfum. Essayez, vous entendrez.

Hyacinthe, c’est également le mari de Rose, grands-parents imaginaires du récit de François Morel, illustré par Martin Jarrie. « C'est bien simple : Rose et Hyacinthe, mariés depuis quarante-cinq ans, ensemble depuis toujours, ne s'entendaient sur rien ». Au quotidien, tous les sujets opposent ce vieux couple, dont l’auteur narre l’histoire, avec tendresse. Tous ? Non. Une irréductible passion les réunit : les fleurs. Chez ses grands-parents, le garçon apprend à reconnaitre, à cultiver, à dessiner les fleurs. Il en apprend aussi le langage, dont Hyacinthe et Rose maitrisent l’usage, outil de séduction ponctuant leur mariage. Il témoigne avec humour des anicroches du ménage et, au contact des fleurs, des années durant, de son apprentissage. Puis vient un jour d’été où Rose tire sa révérence et où, la même journée, Hyacinthe s’en va la rejoindre.

Dans les sous-bois, dans nos jardins, nos intérieurs, les jacinthes se fanent. Les rosiers, quant à eux, taillés en février, bientôt, de boutons de roses, vont se parer. Gardons en mémoire les couleurs et le parfum des premières. Bien soignés, rempotés, leurs bulbes pourront refleurir dans une année. Et regardons les seconds pousser et s’épanouir, avec espoir. Se souvenir et penser aux beaux jours à venir. Eloignés, mais reliés. Prenez soin de vous.

Mardi 24 mars

Mon bel oranger

Patrick, Directeur de Mairesse, au Muy, dans le Var, nous envoie la photo des derniers fruits de l’arbre en pot présent sur sa terrasse.

Les orangers sont des agrumes. Leur famille botanique est celle des Rutacées. Leur genre, Citrus. Il y a tant à dire sur cette grande fratrie, dont les fruits, par leur forme et leurs couleurs, rappellent le soleil ! Que dire de leurs goûts ? La puissance et la diversité aromatique des agrumes est à l’image de leur variété de formes. Ce sont enfin une source de vitamines, bienvenue jusqu’en sortie d’hiver.

La plupart des oranges que nous consommons sont dites douces, fruits de l’espèce Citrus sinensis, en référence à leur région d’origine, l’Asie du Sud-Est. Les oranges auraient été découvertes lors des grandes expéditions, puis ramenées et acclimatées au Portugal. Dans le bassin méditerranéen, de l’Alhambra en Andalousie à la Côte d’Azur, jusqu’aux confins de l’Orient, les agrumes sont des pièces maitresses des jardins. La Méditerranée est aussi une zone particulièrement propice à la production : c’est l’agrumiculture, spécialité des agrumiculteurs, nombreux en Espagne, en Sicile, mais aussi encore pour certains dans le Sud de la France. Sur la Côte d’Azur, les agrumes sont célébrés, avec la Fête du citron, à Menton. Plus au Nord, la passion des agrumes a depuis longtemps gagné les amateurs de jardin. A Versailles, Louis XIV fit construire une orangerie, lieu d’hivernage d’orangers plantés dans de désormais célèbres caisses, permettant leur transport, de l’extérieur à la belle saison, à l’intérieur, à l’automne, pour les protéger des premiers frimas. Aujourd’hui encore, la Ferme horticole Théart réalise l’hivernage des orangers de certains clients des Jardins de Gally.

Les agrumes, c’est aussi une histoire de goûts et d’odeurs. Les arômes des orangers permettent de nombreuses utilisations, notamment en aromathérapie. Il est à noter que la plupart des extraits sont issus de Citrus aurantium, l’orange amer, à qui l’on doit l’eau de fleur d’oranger. De quoi aromatiser crèmes desserts et gâteaux. Mais aussi d’aider à un sommeil plus apaisé : quelques gouttes dans de l’eau, au coucher, aideraient à mieux dormir. Et c’est si bon !

Le saviez-vous ? Pour distinguer le goût des agrumes lorsqu’ils ne sont pas en fruits, il suffit de froisser une feuille et de goûter. Le citron se distingue alors nettement de l’orange !

L’orange est aussi l’amie du petit déjeuner. Riche en vitamine C, l’orange est le fruit idéal lorsque l’on est… Pressé ! Nature ou en jus tout frais, l’orange, riche en flavonoïdes, des antioxydants puissants qui agissent en synergie avec la vitamine C, aide à garder la forme. Une orange contiendrait ainsi la quasi-totalité des besoins journaliers en vitamine C. Comment, chez vous, bénéficier de ce soleil fruité ? Votre corbeille de fruits contient probablement encore quelques agrumes. Les dégusterez-vous maintenant avec un regard différent ? Vous avez peut-être déjà reçu en cadeau un petit oranger en pot ou un calamondin, ce proche cousin très prisé en Asie. Dès la fin janvier, il y est généralement recouvert d’enveloppes, étant utilisé comme arbre à souhaits pour le Nouvel an chinois. Formulons le vœu de retrouvailles prochaines ! Ou bien sentez-vous une délicate odeur comparable à celle de la fleur d’oranger, émaner d’un arbuste, lui, sans épine ? C’est probablement l’oranger du Mexique, Choisya ternata, arbuste d’ornement au feuillage également persistant, cousin de la famille des Rutacées.

A défaut de tout cela, pensons à Mon bel Oranger, au Brésil, cet ami imaginaire du petit Zézé, auquel il donne le doux nom de Minguinho. Trop exotique ? Voyons plutôt en terre celtique :

Un oranger sur le sol irlandais,

On ne le verra jamais.

Un jour de neige embaumé de lilas,

Jamais on ne le verra.

Qu'est-ce que ça peut faire ?

Oui, qu’est-ce que ça peut faire ?

Car nous sommes éloignés, mais reliés.

Prenez soin de vous.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger la synthèse « Des orangeries aux serres botaniques », de Xavier Laureau et Gérard Pontet, 2008.

Vendredi 20 mars
arbres en fleurs

© Gally. Cerisier Fleurs, Ferme de Vauluceau - Pommier dans la cueillette de Gally  mars 2020

Aujourd’hui, c’est le premier jour du printemps.

Honnêtement, si nous ne suivions pas de près le rythme des saisons, si symbolique et important dans nos métiers, qui sait si nous nous en serions doutés ?

Le beau temps des derniers jours, ce rayon de soleil décalé, a bien du mal à remplacer ce qui monopolise nos pensées. Nous avons hésité, plusieurs jours durant, avant de nous dire qu’il était bon de partager avec vous, régulièrement, une humeur positive, un peu de notre passion.

Dehors, la vie continue. Dans les vergers, les fleurs des pommiers pointent le bout de leur nez. Peut-être que vous aussi, près de chez vous, par la fenêtre, vous pouvez voir ou imaginer les cerisiers en fleurs. Pommiers et cerisiers, respectivement Malus et Prunus, le premier aux fleurs blanches, le second aux fleurs rosées, sont deux genres de la même famille, les Rosacées. Une grande famille de plantes herbacées, d’arbres et d’arbustes, dont nous reparlerons sans doute ici. Le plus répandu des cerisiers ornementaux, celui des squares et des rues, est le « cerisier fleurs », Prunus serrulata. Il est également dénommé « cerisier du Japon ». Imaginons un instant marcher à pas lent sous une voûte et sur un tapis de pétales roses, qui tournoient et, sur le sol, un à un se posent, au pays du Soleil Levant. Le soleil au bout du tunnel : voilà une pensée à laquelle il est bon de se raccrocher !

Parce que nous n’avons pas tous la possibilité de sortir et de voir, nous avons initié pour vous une playlist musicale, dont les titres ou les textes font la part belle aux jardins, aux fleurs, aux fruits, à toutes les belles choses qui nous font du bien.

• Sur Deezer 
• Sur Spotify 

Et parce que c’est bientôt le week-end, un extrait choisi qui nous incite à danser :


Parce que « Ça fait rir' les oiseaux, ça fait chanter les abeilles Ça chasse les nuages et fait briller le soleil » « La musique est là pour ça ». Nous sommes éloignés, mais reliés. Prenez soin de vous.